Une embolie pulmonaire est un bouleversement dans la vie du patient qui peut avoir de nombreuses répercussions psychologiques mais aussi physiques. Deux complications physiques sont à retenir le syndrome post-EP et l’hypertension pulmonaire chronique post embolique.
Le syndrome post-EP est défini comme une dyspnée (difficulté à respirer) nouvelle ou progressive, une intolérance à l’exercice, et/ou une altération de l’état fonctionnel ou mental après au moins 3 mois d’anticoagulation adéquate suivant une embolie pulmonaire aiguë, sans pouvoir être expliqué par d’autres comorbidités (préexistantes). Il est rapporté chez jusqu’à 40-60 % des survivants d’embolie pulmonaire. Une rééducation à l’effort permet d’améliorer ce syndrome.
L’hypertension pulmonaire chronique post-embolique correspond au développement d’une hypertension artérielle pulmonaire chronique secondaire à l’obstruction artérielle résiduelle. Sa présentation clinique classique est celle d’une dyspnée de repos ou d’effort. Le diagnostic positif est fait par cathétérisme cardiaque droit et sa prise en charge est réalisé dans des centres de référence.
