Contenu du cours
Quelles sont les complications d’une TVP ou d’une EP ?
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Quel genre de spécialiste et personnel de santé prend en charge les patients présentant des caillots sanguins ?
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Existe-t-il des limitations physiques pendant ou après le traitement de la TVP ou de l’EP?
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Quels sont les risques à long terme après un caillot sanguin ?
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Syndrome post EP et Hypertension pulmonaire thromboembolique chronique (HPTEC)
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Est-il normal d’être anxieux ou déprimé après un diagnostic de TVP ou d’EP ?
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Informations sur les gestes invasifs et les soins dentaires pour les patients sous anticoagulants
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Connaissances générales

La découverte du déficit en antithrombine en 1965 a ouvert la voie au concept de prédisposition génétique à la thrombose. Des facteurs biologiques de risque, encore appelés « thrombophilies biologiques », ont ainsi été décrits, et retrouvés chez près de 40 % des familles présentant des thromboses veineuses. 

Leur expression s’exprime le plus souvent lorsque d’autres facteurs favorisants se rajoutent.

Deux types de thrombophilies génétiques :

  • Les déficits en inhibiteurs (protéine S, protéine C et antithrombine) sont des anomalies rares de gravité variable. Les manifestations cliniques sont des MTEV survenant spontanément ou plus souvent l’adulte jeune. 
  • La répartition géographique du FV Leiden suit un gradient nord-sud. Il est présent à l’état hétérozygote (une copie des deux copies du gène atteint) dans le Nord de l’Europe et aux États-Unis avec une fréquence moyenne de 5 % dans la population générale. Le même gradient est observé pour le polymorphisme F2 c.20210 G > A de la prothrombine.

Il est important de noter que la présence d’une de ces thrombophilies ne garantit pas nécessairement le développement de thromboses, mais augmente le risque. Par la suite, il a été mis en évidence une thrombophilie acquise du nom de syndrome des anti phospholipides, qui est sans risque familiale et fréquent chez les patients ayant une maladie auto immune.

Finalement, le concept de thrombophilie familiale a émergé. En effet, les prédispositions recherchées dans le bilan ne représentent que les prédispositions les plus graves et/ou les plus fréquentes. De nombreux mécanismes sont découverts régulièrement et restent à découvrir, de ce fait, une histoire familiale de MTEV à répétition est encore plus informative que la mise en évidence d’une thrombophilie génétique.

     

Thrombophilie génétique ou héréditaire

Facteur V Leiden

5% chez les personnes d’origine européenne

Mutation G20210A du gène de la prothrombine

2-3% chez les personnes d’origine européenne

Déficit en antithrombine

Environ 0.02-0.2% de la population

Déficit en protéine C

Environ 0.2-0.5% de la population

Déficit en protéine S

Environ 0.03-0.13% de la population

Thrombophilie acquise non héréditaire

Syndrome des anti phospholipides

1-5% de la population générale, mais plus fréquent chez les patients atteints de maladies auto-immunes