Il est classique de distinguer trois tableaux cliniques différents dans l’EP.
1.L’EP peut se révéler par un infarctus pulmonaire qui associe, une douleur latéro-thoracique (augmentée par les changements de position, la toux), une toux, des expectorations avec des traces de sang et de la fièvre.
Le principal diagnostic différentiel de l’infarctus pulmonaire est la pneumonie.
2.L’EP peut également se révéler par une dyspnée isolée, souvent brutale, mais parfois progressive. Dans ce cas, l’examen clinique fait au repos peut être pauvre.
Les principaux diagnostics différentiels sont alors l’insuffisance cardiaque et l’accès d’angoisse. La situation est évidemment plus complexe en présence d’une maladie respiratoire ou cardiaque chronique dont l’exacerbation peut donner lieu aux mêmes symptômes.
Diagnostics différentiels urgent : péricardite aigue, infarctus du myocarde, dissection aortique, pneumothorax
3.L’EP peut directement se présenter sous la forme d’apparition soudaine de symptômes d’emblée graves tel que des syncopes, une hypotension jusqu’au choc avec défaillance d’organe. La prise en charge dans ce cas est en réanimation.
De plus, pour rappel, une embolie pulmonaire asymptomatique n’a pas de symptôme et donc pas de tableau clinique caractéristique. En dehors de la présentation avec choc, les différents symptômes ne sont pas corrélés à la gravité de l’EP.
